Propos sur la Méditation (1ère partie)

Propos sur la Méditation (1ère partie)

Partout dans le monde et depuis la nuit des temps, des millions de personnes méditent. Pourquoi cette pratique ancestrale est – elle particulièrement encensée en Occident ces dernières années ?

Dans l’inconscient collectif, la méditation a longtemps été associée à l’Orient et à la religion, notamment à l’Hindouisme et au Bouddhisme, puis plus récemment, au phénomène Hippie et New Age, la connotation folkorique étant toujours pregnante.

Grand changement de paradigme, elle est aujourd’hui présente en entreprises et dans les hôpitaux. Elle a même fait, il y a quelques années sa rentrée à l’Université (Strasbourg, Nice…), où un diplôme

universitaire de Médecine, méditation et neurosciences, destiné à des médecins, psychologues ou chercheurs, affiche complet depuis sa création. Ses effets font l’objet de nombreuses explorations scientifiques et d’études régulières provenant des Universités les plus prestigieuses, Harvard en tête.
Rendons à César ce qui lui appartient, John Kabat Zinn y est pour beaucoup : ce biologiste américain a laïcisé et adapté la pratique à l’échelle mondiale. Grâce à lui, la pleine conscience est rentrée dans les établissements de santé, mais aussi dans les mœurs.
Alors, la pleine conscience est – elle la méditation, et inversement ? Et d’ailleurs, qu’est – ce que la méditation ? Pourquoi cet engouement, cette médiatisation autour de la méditation ? Comment choisir sa pratique ?
Un vaste sujet sur lequel je vous propose de « méditer » ensemble… D’ailleurs, cette expression, passée dans le langage courant, est – elle finalement si appropriée à ce qu’est vraiment la pratique de la méditation ?
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1. Définition de la méditation

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Regardons ce que dit Wikipedia.  Le terme méditation désigne une pratique mentale qui consiste généralement en une attention portée sur un certain objet, au niveau de la pensée (méditer un principe philosophique par exemple, dans le but d’en approfondir le sens), des émotions, du corps. Dans une approche spirituelle, elle peut être un exercice, voire une voie de réalisation du Soi et d’éveil.

La méditation est au cœur de nombreuses pratiques spirituelles ou religieuses comme celles du bouddhisme, de l’hindouisme, du jaïnisme, du sikhisme, du taoïsme, du yoga, de l’islam, du christianisme ainsi que d’autres formes plus récentes de spiritualité.

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Cette pratique peut chercher à produire une paix intérieure, la vacuité de l’esprit, des états de conscience modifiés, l’apaisement progressif du mental ou encore une simple relaxation. Certaines techniques de méditation, telles que la pleine conscience (mindfulness en anglais), peuvent être utilisées dans un cadre thérapeutique ou laïc.

Du côté du Tibet, Jetsun Khandro Rinpoché, un des lamas  les plus renommés, dit : “La méditation, c’est simplement être, sans perturbations, dans la fraîcheur de l’instant, sans effort, sans étiquetage ni enregistrement, et sans désirs. Mais à cause de l’agitation mentale et de l’identification personnelle, il peut être difficile de simplement être. C’est pour cela que des techniques existent. Si vous me demandez comment méditer, je vous répondrai qu’il n’y a rien à faire. Si vous n’y arrivez pas, je vous enseignerai des techniques pour vous aider à ne rien faire.”

Les définitions sont nombreuses mais s’accordent à dire que la respiration est à la base de toute pratique, quelle qu’elle soit. Elle est toujours disponible, (ne parle – t – on pas du premier cri et du dernier souffle ?), gratuite et commune à tout être humain : chacun peut centrer son attention sur sa respiration.

Tout le monde s’accorde aussi pour dire que la méditation ne consiste pas à s’asseoir d’une certaine manière, faire quelque chose en particulier, ni s’efforcer d’arrêter de penser (c’est absolument impossible !). Il s’agirait plutôt de laisser aller et venir ce qui se présente, pensées, sentiments et émotions, sans se laisser embarquer, ni les juger.

Enfin, de manière universelle, la méditation se pratique de façon formelle (s’accorder un temps spécifique pour méditer), ou informelle (être dans une situation de la vie quotidienne comme se laver, faire la vaisselle, peindre, faire du jardinage… en étant pleinement présent et attentif à ce que l’on fait). Méditer devient ainsi une pratique “non-duelle”, un style de vie.

La méditation est au cœur de nombreuses pratiques spirituelles ou religieuses comme celles du bouddhisme, de l’hindouisme, du jaïnisme, du sikhisme, du taoïsme, du yoga, de l’islam, du christianisme ainsi que d’autres formes plus récentes de spiritualité.

Cette pratique peut chercher à produire une paix intérieure, la vacuité de l’esprit, des états de conscience modifiés, l’apaisement progressif du mental ou encore une simple relaxation. Certaines techniques de méditation, telles que la pleine conscience (mindfulness en anglais), peuvent être utilisées dans un cadre thérapeutique ou laïc.

Du côté du Tibet, Jetsun Khandro Rinpoché, un des lamas  les plus renommés, dit : “La méditation, c’est simplement être, sans perturbations, dans la fraîcheur de l’instant, sans effort, sans étiquetage ni enregistrement, et sans désirs. Mais à cause de l’agitation mentale et de l’identification personnelle, il peut être difficile de simplement être. C’est pour cela que des techniques existent. Si vous me demandez comment méditer, je vous répondrai qu’il n’y a rien à faire. Si vous n’y arrivez pas, je vous enseignerai des techniques pour vous aider à ne rien faire.”

Les définitions sont nombreuses mais s’accordent à dire que la respiration est à la base de toute pratique, quelle qu’elle soit. Elle est toujours disponible, (ne parle – t – on pas du premier cri et du dernier souffle ?), gratuite et commune à tout être humain : chacun peut centrer son attention sur sa respiration.

Tout le monde s’accorde aussi pour dire que la méditation ne consiste pas à s’asseoir d’une certaine manière, faire quelque chose en particulier, ni s’efforcer d’arrêter de penser (c’est absolument impossible !). Il s’agirait plutôt de laisser aller et venir ce qui se présente, pensées, sentiments et émotions, sans se laisser embarquer, ni les juger.

Enfin, de manière universelle, la méditation se pratique de façon formelle (s’accorder un temps spécifique pour méditer), ou informelle (être dans une situation de la vie quotidienne comme se laver, faire la vaisselle, peindre, faire du jardinage… en étant pleinement présent et attentif à ce que l’on fait). Méditer devient ainsi une pratique “non-duelle”, un style de vie.

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2. Pourquoi méditer (quelles sont les intentions de la méditation) ?

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Les définitions citées en début d’article évoquent la paix intérieure, la réalisation de soi, l’éveil, la relaxation… ce qui peut perturber le quidam.

Pourquoi et comment méditer ? Avant d’y répondre, expliquons un peu plus ce qu’est la méditation.

Méditer c’est d’abord s’exercer à être attentif, à ce qui est présent, en soi, sans jugement, en étant pleinement conscient de ce qui se passe dans l’instant : c’est ce que les bouddhistes appellent le Samatha : un état de concentration, de tranquillité, qui amène à un calme intérieur.

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Cette notion de pleine conscience est commune à toutes les approches de la méditation, qui sont, pour la plupart, Samatha : concentrer son esprit sur sa respiration,sur la flamme d’une bougie, sur un objet, une image ou un mantra… et laisser aller toute autre pensée. Le résultat est un état de détente, de sérénité, agréable, mais temporaire.

La méditation est devenue, au fil du temps, une démarche de bien-être, et la plupart des gens pensent qu’elle se résume à cela, ce qui peut tout à fait être le cas.

Dans son approche plus avancée, la méditation devient une véritable démarche de libération, d’éveil, qui invite à comprendre, par la pratique, la réalité de l’existence. Non seulement, elle permet d’être de plus en plus conscient (Samatha), mais en plus de cela, le méditant s’ interroge sur la véritable nature de ce qui se passe. C’est ce que les bouddhistes appellent Vipassana, c’est ce que pratiquent les moines tibétains. L’intention est de clarifier ce qui est, de rechercher la vérité. Il ne s’agit pas de changer ou d’améliorer quoi que ce soit.

Par exemple, si un individu stressé s’observe, consciemment, être dans cet état de stress, il est dans une méditation de concentration (Samatha), qui lui permettra de calmer le mental et réduire son stress.

S’il va « au-delà », il observe en profondeur ce que l’on appelle « stress », cherchant à en comprendre la réalité : la méditation est alors un support pour « décortiquer » son fonctionnement, ses pensées, ses sensations. Il est donc dans l’introspection, dans une véritable démarche de recherche de vérité, de libération (Vipassana).

Il y a donc une véritable pleine conscience qui cherche à comprendre ce qui est, et une pleine conscience plus “limitée” (sans jugement de valeur aucun) qui est simplement une tentative d’amélioration de son bien – être. Les deux approches ne sont pas incompatibles, bien au contraire : en effet, diminuer la souffrance ou le stress est un prérequis avant de pouvoir aller plus loin dans la démarche de méditation. Si vous souffrez d’un mal de tête atroce, vous allez d’abord chercher à le soulager, avant de commencer à vous interroger sur sa nature ou son origine.

Si vous vous demandez quelle est la nature de votre pratique, observez ce que vous vivez : s’il s’agit de moments de bien – être et de détente, vous êtes dans une pratique de base (Samatha). Si certains moments sont franchement désagréables, alors vous nettoyez, vous êtes dans une démarche d’introspection (Vipassana).

Une image assez parlante est décrite dans un article de Philippe Delneufcourt (https://phid.be/meditation-et-mindfulness-mbsr/) : quand nous méditons, nous sommes comme des mouches qui montent et descendent dans une bouteille vide. Le bas de la bouteille est sombre et lourd, le haut est plus léger, lumineux et spirituel. Les textes des véritables enseignements de la méditation sont clairs : celui qui s’arrête aux bases, qui limite sa pratique à une simple recherche de bien-être, monte vers le haut la bouteille mais n’en sort pas (Samatha). Le but ultime de la démarche de méditation est la recherche de la vérité : se libérer et en sortir. La démarche de bien-être vous fait monter dans le haut de la bouteille, la démarche de transformation vous permet d’en sortir.

(Voir la suite de l’article dans la 2ème partie)

Céline méditation